NOTRE LANGUE WALLONNE !

La langue de nos aïeux le Wallon a été pendant des siècles le ciment qui fait que tous nous nous sommes compris et que nous nous revendiquions d'un même petit pays.

" NOS ESTANS FIRS DI NOSSE PITITE PATREYE " est le premier verset du chant des Wallons écrit à Liège par Théophile BOVY , le 27 octobre 1899. (musique de Louis HIRSCH)

Que nous chantions : Nous sommes tertous fièrs di no p'tite patrie (en tournaisien ) - Nous sommes bè fièrs dè no pétite patrîye ( en montois) - Nos-èstons fièrs di no pètite patîye (en carolo) - Nos-astons fiérs dè no p'tite patriye (en nivellois) - Nos- èstans fiérs di nosse pitite patriye (en namurois)

Dju plans z-èsse fiérs du nosse pitite patrîe (en chestrolais) - Dj' pèlans ète fièrs dè note pètite patrie (en gaumais)
Nos èstans fîrs di nosse pitite patrèye (en liègeois)

Tous habitants de la Wallonnie : NOUS SOMMES FIERS DE NOTRE PETITE PATRIE. S' il y a des petites différences dans nos langages ,sans grandes difficultés nous nous comprenons. Alors pourquoi nous focaliser sur ces petites différences plutôt que sur ce qui nous rassemble ?

Voyons maintenant les deux premiers versets du troisième couplet :

" ON S'VEÛT VOLTÎ INTE FRÈS DÈL WALONRÈYE, ET ON-Z-EST PRÊT' ONK L'OTE A S'DINER L'MIN " (On se voient volontiers entre frères de la Wallonnie, Et l'on est prêt l'un l'autre a se donner la main) Voilà ce que disaient déjà nos aïeux bien avant de : (si tout les gars du monde se donnaient la main.)

N'est il pas le plus beau de tous les slogans dont nous devrions être fièrs. Tout comme nos péres osons : " parler- pârler , causer - causer, jaser-djaser ". Leur langage, notre Wallon, a chacun sans en rougir sans y trouver de différence comme certains voudraient nous faire croire.

Chaque région d'un même pays a sa propre identité avec ses petites différences, ses petites particularités. Pourquoi ne pas les retrouver dans le parler avec un esprit d'unité dans la langue ?

OUI : DANS LA LANGUE ? car le Wallon est une langue à part entière . Nous laisserons les détracteurs de cette théorie dans leur ignorance de ce qui est une langue.

Et nous leur ferons entendre le troisième verset du quatrième couplet :
QWAND ON V' KIDJASE , AS OÛY MONTET NOS LAMES.

Quand ou vous décrie, vous dénigre, à nos yeux montent nos larmes.

Tout ceci en préambule à la chronique que nous chercherons à animer ici : " NOSSE WALON " Nous attendons vos réactions, vos remarques, vos critiques, vos suggestions voir votre soutien.

MERCI

Djozef BACCUS