David Pirotte


athletic puppets

Née à Liège en 1965, David Pirotte rêve pendant toute son enfance d’une carrière de dessinateur de bandes dessinées, et on peut facilement imaginer que son répertoire se constitue alors principalement des super-héros et des pop stars qui resurgissent encore régulièrement dans son travail.
Assez logiquement, il opte plus tard pour l’enseignement artistique et s’inscrit en 1982 à l’Institut Saint-Luc. Cette période correspond également à son premier engouement pour une peinture ou plutôt la reproduction d’une peinture sur la pochette du groupe anglais The The. Déjà, musique et art pictural sont intimement mêlés. Mais dans un cadre scolaire où l’apprentissage se base sur de solides connaissances théoriques et sur une découverte progressive des différents procédés techniques, il y a peu de place pour la spontanéité. C’est en fait pendant les vacances d’été que David Pirotte et deux amis découvrent la jouissance de peindre sans entraves en s’attaquant à un rouleau de toile de récupération. Premier modèle: une poule croquée par un chien. « C’était aussi marrant que faire du rock » raconte-t-il encore aujourd’hui.
Dès ses débuts, l’artiste adopte un style figuratif de tendance expressionniste qui va à contre-courant de la production habituelle des étudiants de Saint-Luc, mais il bénéficie déjà du soutien de ses professeurs qui remarquent immédiatement dans son travail aisance et ténacité. De cette époque, on retiendra principalement de grandes toiles mêlant des visages tels des masques colorés volontairement brouillés par des effets de matière au pinceau et au couteau. Cette production rapidement abondante, trouve déjà un public lors de diverses expositions collectives dans la région liégeoise mais également à Sedan ou à la galerie Art Wall à New York
De manière ambiguë, le travail de David Pirotte est souvent associé à cet « art de la rue ». Or son origine est complètement différente. Même si, comme de nombreux jeunes artistes, il a tâté du bombage à la sauvette, son œuvre s’inscrit principalement dans le cadre «classique » de la peinture à l’acrylique sur toile et est le fruit revendiqué de milliers d’années d’histoire de l’art. En fait, pour la génération actuelle, il y a de moins en moins de hiérarchie culturelle; les maîtres classiques, les publicitaires, les premiers modernes, les dessinateurs de comics ou les néo-expressionnistes sont tous considérés comme des sources d’inspiration possibles.
Mais il est vrai que les affinités du Liégeois avec un Jean-Michel Basquiat ne sont pas uniquement superficielles. En effet, on retrouve la même liberté esthétique ainsi qu’un certain lyrisme.

 

 


dancing for my self


défonce rituelle


god save courtney

madonna ou born in usa

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David Pirotte : suite page 02

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Photos & reportage : vendredi 9 septembre 2005 Obtenir une photo originale
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